Bilan du 6 juin: une parodie du justice minable

Publié le par pedophilie-castres

Revenons sur la mobilisation à Castres le 6 juin, pour éviter la prison à Sandrine, à sa mère et à sa soeur. D'abord, il faut dire que la présence massive des médias (ITélé, M6, France 3, RTL, Le Figaro, La Dépeche, AFP et d'autres) a certainement lourdement pesé dans la décision du président du tribunal et de la juge des enfants présents à l'audience.

 

Avec un juge pareil, pas besoin de Procureur. Voilà ce que les personnes présentes lors de cette audience aberrante ont pensé en sortant du tribunal de Castres, ce mercredi 6 juin à midi. Un président de tribunal qui ne pose des questions qu'à charge, qui s'acherne sur la mère de Sandrine au point de lui faire frôler une crise cardiaque en pleine audience, qui évoque l'affaire Outreau pour signifier qu'il ne faut pas toujours croire les enfants, qui ne se départit pas de son sourire narquois du début à la fin de ces trois heures d'interrogatoire.

 

Et une Procureur qui est soit de mauvaise foi, soit incompétente, ne piochant des éléments dans le dossier qu'au pifomètre, semble-t-il. Elle a demandé six mois fermes pour Sandrine, du ferme aussi pour sa mère et sa soeur, elle ne les a pas obtenus, et encore heureux!

 

Les questions? "Où avez-vous caché les enfants?", "quelles sont vos relations?", "comment vous occupiez-vous de l'école des enfants?". Quant à savoir pourquoi une mère s'est sentie obligée de protéger ses enfants en les dissimulant à leur père, il n'en a bien sur pas été question.

D'ailleurs, pour la Procureure, "il 'ny a rien dans le dossier" d'accusation contre "Jean-Claude". Rien, à part les dessins des gamines, les PV d'audition dans lesqueles elles répètent les faits, les examens psys... Mais j'oubliais: le juge, grâce à son pouvoir d'appréciation, a simplement décidé de ne pas en tenir compte!

 

Il a aussi ét question de Julie, l'aînée. Celle qui vient de déposer une nouvelle plainte avec constitution de partie civile contre l'innocent en titre. Julie, qui a le malheure de parler, et qui n'a pas l'intention de se taire.

 

L'avocat de Sandrine, me Geiger, a certes replacé l'église au milieu du village, rappelant que la famille de Jean-Claude, Jean-Claude lui-même et sa nouvelle compagne, n'ont pas hésité à venir menacer Sandrine et ses enfants jusque chez eux, et que le dossier n'est pas vide, même si cela arrangerait bien certains.

Un ou deux signes sont passés entre l'avocat et le juge, et voilà que tout le monde prend seulement du sursis, même pas d'amende!

Les miracles de la Justice. Tout ça pour ça. Combien aura couté cette procédure débile aux contribuables?

 

Quelques liens sur l'audience et la décision du 6 juin:

 

La Dépêche: Une mère jugée pour avoir refusé de présenter ses enfants à leur père

La Dépêche: 11 mois avec sursis pour celle qui avait caché ses enfants

ELLE: 11 mois avec sursis pour avoir caché ses enfants

 France Soir: une mère de famille cache ses filles à leur père (erreur elle a caché les jumeaux, l'aînée n'étant pas la fille de "Jean-Claude"

Europe 1: condamnée pour avoir caché ses enfants

RTL: le procès d'une mère qui refuse de présenter ses enfants à leur père


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