Pièce n°5 : Le service social rend son verdict

Publié le par pedophilie-castres

La juge des enfants a réclamé aux services sociaux des Bouches du Rhône un rapport au sujet d’Aude, afin de prendre une décision concernant la garde de la petite. Cette demande fait suite à une requête de Jean-Claude, qui estime que Sandrine met les enfants en danger et qu’Aude n’est pas bien chez sa grand-mère.

 

Le rapport tombe en mars 2009, à une période où Sandrine a préféré éloigner Aude de l’ambiance de l’instruction, qui devenait de plus en plus à charge contre elle. Aude a donc été scolarisée chez sa grand-mère et sa tante, bientôt rejointe par son frère Romain.

Le rapport porte essentiellement sur la famille de Sandrine, c’est-à-dire sa mère et sa sœur, chez qui vivent les jumeaux.

 

A la page 8, il est écrit qu’en 2000, Julie « reste confiée à sa grand-mère dans un souci de stabilité ». De fait, Julie était restée chez sa grand-mère pour terminer sa scolarité, et c’est à la fin de l’année scolaire, en mai, qu’elle a parlé à sa grand-mère d’attouchements de Jean-Claude. Le premier médecin à voir la petite a signalé les faits au Procureur le 6 mai 2000.

La grand-mère a donc refusé de laisser Julie partir chez Sandrine et Jean-Claude, ce qui a amené un conflit familial car Sandrine refusait alors d’écouter ce que disait sa fille. Elle était trop confiante en Jean-Claude, qui niait les faits et isolait Sandrine de ses proches.

 

Le rapport élude, étrangement, les accusations de Julie à l’époque, évoquant seulement « la réticence » puis « le refus » de la grand-mère « alléguant diverses raisons non reconnues par » Sandrine et Jean-Claude. Ledit rapport se fait l’écho de la thèse de Jean-Claude, certainement pas de Julie ou de sa mère.

Dans le résumé de l’histoire, la grand-mère passe presque pour un tyran, qui cherche à éloigner Julie de sa mère pour d’obscures raisons. Il est écrit que le père est « diabolisé » par la grand-mère des enfants, qu’elle le rejette etc. Plus loin, on dira que la grand-mère évoque « des sujets douloureux » et dénigrants envers Jean-Claude devant Aude, sous-entendant qu’elle tente d’influencer la petite. On nous dit même que la grand-mère « s’est positionnée contre un homme, [Jean-Claude], qu’elle diabolise dans le but de l’exclure de leur vie ». On croirait entendre ledit Jean-Claude se plaindre.

On nous explique qu’en 2008, Sandrine a envoyé Aude chez sa sœur pour « éviter que [Julie] monte à la tête de sa sœur [Aude] »… Un raccourci qui aura hélas des conséquences, puisqu’il sera facile de conclure que c’est Julie qui a incité Aude à dénoncer des attouchements de Jean-Claude à son tour. Or, rien n’est plus faux. C’est au contraire pour couper court aux rumeurs selon lesquelles Julie manipule sa petite sœur dans ses accusations. Cette théorie qui ne se base sur rien sera pourtant sous entendue dans différentes procédures.

Concernant Aude « dans son environnement », on nous dit qu’elle est « jolie, polie », qu’elle « se montre calme, comme non concernée, ne pouvant participer au dialogue même lorsqu’elle est sollicitée ». Bref, elle n’a pas très envie de parler et cherche à abréger l’entretien.

On nous dit que Romain a rejoint sa sœur « pour des raisons confuses », ou plutôt qu’on ne cherche pas à éclaircir.

 

On parle des coups de fil de Jean-Claude à l’école des petits, ce qu’il n’avait pas le droit de faire, et même de sa rencontre avec l’équipe pédagogique. A ce moment, Jean-Claude ne peut voir ses enfants qu’en point rencontre, ce à quoi les petits refusent de se plier.
On écrit qu’Aude « ne sait rien de son père si ce n’est ‘qu’il est méchant’, ajoutant ‘j’en ai peur’ mais aussi ‘je ne sais pas pourquoi’ ». Evidemment, mises bout à bout ces phrases n’ont que peu de sens.

Le rapport admet quand-même que depuis qu’elle est scolarisée chez sa grand-mère, Aude a de meilleurs résultats scolaires, qu’elle se montre moins « instable et insécurisée » et plus sociable.

 

Rapport psychologique

Encore une fois, on nous dit qu’Aude est « jolie », qu’elle est « souriante et peu farouche ». Et encore une fois, très peu loquace, si bien que le psy doit faire venir Sandrine pour la suite de l’entretien.

Les seules fois où elle réagit vivement au propos du psy, c’est quand il évoque son père : elle répond qu’ « il est pas gentil » et qu’elle n’a « pas envie de le voir ».

La conclusion du rapport est surprenante : « Dans le cadre de cette rencontre et à travers cette consultation unique, on peut penser, au-delà de son sourire, qu’ [Aude] est une enfant dont le manque d’épanouissement a des retentissements sur la richesse et l’harmonie de sa vie psychique. Par ailleurs, elle semble se trouver au centre d’un conflit dont elle est devenue l’objet plutôt que le centre des préoccupations ».

C’est-à-dire que, même sans aucun élément qui peut amener à le penser, sans qu’Aude n’ait rien dit au psy, celui-ci conclut qu’elle a un « manque d’épanouissement », et une vie psychique pauvre et peu harmonieuse. N’en jetez plus.

Conclusion de la conclusion : la petite n’est pas bien chez sa grand-mère, et Sandrine s’en débarrasse en la confiant à sa mère.

 

Examen psychiatrique

A ce stade du rapport, on accuse carrément l’entourage d’Aude de lui « induire » les accusations contre Jean-Claude. Sans aucune preuve, la seule chose sur laquelle repose cette affirmation étant qu’Aude ne parle pas lors des entretiens. Et pour cause : depuis qu’elle a parlé, elle a pu constater que sa mère a des problèmes avec la Justice, et qu’on ne l’écoute pas.

Bref, ce qui est appelé « examen psychiatrique » nous dit que les « sentiments » qu’Aude exprime vis-à-vis de son père sont vus comme « résultant d’un induction de son entourage familial maternel ». Puis on nous dit que l’examen n’a révélé « aucune désorganisation du développement de sa personnalité » ni rien d’inquiétant.

Pour le psy, « la problématique » concernant Aude relève simplement du conflit entre Sandrine et Jean-Claude et de rien d’autre. Pas besoin de chercher plus loin, donc.

 

Recommandations

Dans la lignée du rapport, les conclusions sont ubuesques. Complètement décalées par rapport à la réalité que vivent les enfants d’abord, et la famille plus généralement.

On considère que la « famille » (comprendre : Sandrine et sa mère) n’a pas pris de « recul » ni réfléchi à la situation, et qu’Aude, « derrière son sourire d’enfant, n’a pas accès à un épanouissement adapté ». On se demande sur quoi se base cette déclaration, et accessoirement si c’était le cas, il serait plus logique d’envisager que la petite a réellement subi des attouchements.

La petite serait donc « otage » d’un « système familial complexe et perturbé », elle est « totalement éloignée de son père, mais aussi géographiquement de sa mère, pour des raisons difficiles à expliquer ». Mais surtout, horreur suprême pour les services sociaux, « elle vit actuellement dans un clan de femmes qui mènent le combat contre son père ». Pour quelles raisons, on ne va surtout pas chercher à le savoir, ni chercher un éventuel fondement aux accusations d’attouchements, non, on va se contenter de dire que toutes ces procédures sont uniquement dues au fait que le « clan de femmes » en veut à Jean-Claude sans raison.

 

On nous dit qu’Aude « dit avoir été attouchée comme sa sœur aînée », point. Et on enchaîne : Aude, « dans son contexte actuel, est bien adaptée à sa vie » etc. mais qu’elle est « mal investie » et « ne sait rien sur son histoire, rien sur son père », pour estimer que la petite est « peu crédible, comme si elle ne vivait pas pour elle ». Un diagnostic des plus inquiétants qui n’a aucun fondement d’après ce qu’on peut lire dans ce rapport.

On juge que le « danger actuel » est lié à l’ « enfermement dans un univers d’où les hommes sont exclus ». « Les » hommes étant, on l’aura compris, Jean Claude. Au final, le verdict tombe : « le maintien des enfants chez leur grand-mère de façon permanent n’est pas conforme à leur intérêt ». On préconise donc une mesure d'assitance éducative.

 

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Paul Emile CHARLTON 04/04/2012 20:39